Fayard · 2019
L’enfant dans la nature
Pour une révolution verte de l’éducation
Écrit avec Moïna Fauchier-Delavigne, journaliste au Monde. Les enfants grandissent coupés de la nature, et le modèle éducatif y est pour beaucoup. Ailleurs, la classe se fait à ciel ouvert, de la Scandinavie au Japon.
Cette page existe parce que le site de l’association ferme. Elle rassemble ce qu’il faut savoir, pour que rien ne se perde : le livre, les deux tribunes qu’il a produites, et le travail qui continue, porté par Moïna Fauchier-Delavigne, sans lien avec FAM IA.
On peut trouver curieux qu’un site sur l’IA héberge un livre sur la nature. C’est pourtant la même question, prise par l’autre bout. FAM IA est une histoire de connexion, aux écrans, aux machines qui répondent. Mais je n’ai jamais cessé de penser que la déconnexion est ce qui la rend supportable. Un enfant qui sait s’ennuyer dehors, observer une saison, avoir froid, aborde une machine autrement qu’un enfant qui n’a que ça.
Le dehors n’est pas le contraire du numérique : c’en est le socle. On ne construit pas un rapport sain aux écrans sur rien.

Ce que le livre défendait
Que les enfants grandissent coupés du dehors, et que le modèle éducatif y est pour quelque chose. Que d’autres pays font autrement, sans en faire une révolution : la classe se tient dehors une demi-journée par semaine, et cela change ce que les enfants savent faire. Le livre raconte ces écoles, de la Scandinavie au Japon.
Il n’a pas prétendu que la nature réglait tout. Il a soutenu qu’un enfant qui n’a jamais eu froid, jamais construit une cabane, jamais observé une saison entière, arrive au collège avec un déficit qu’aucun programme ne rattrape.
Les deux tribunes
Le livre n’est pas resté un livre. Il a donné deux textes collectifs, écrits avec Moïna Fauchier-Delavigne et signés bien au-delà de nous deux.
Le Monde · 28 avril 2020
« Coronavirus : et si nous faisions la classe dehors ? »
Plusieurs centaines de professionnels de l’éducation signataires ; la pétition associée a dépassé 3 000 signatures.
Ce que le texte demandait :
- Rouvrir les parcs et espaces verts aux enfants à la sortie du confinement
- Faire cours dehors plutôt qu’en classe fermée
- Utiliser jardins, parcs, stades et forêts comme espaces d’enseignement
Parmi les signataires : Maryse Chrétien, présidente de l’AGEEM · Isabelle Filliozat, psychothérapeute. Ces personnes ont signé un texte sur la classe dehors - elles ne cautionnent pas FAM IA.
Libération · 18 février 2021
« Maires : aidez-nous à sortir les enfants dehors, pour leur bien-être, leur santé et la nôtre »
Plus de 800 signataires, dont plus de 150 enseignants - conseillers pédagogiques, inspecteurs, médecins, universitaires, élus.
Ce que le texte demandait :
- Mettre des terrains communaux à disposition des écoles
- Organiser l’achat groupé de vêtements adaptés
- Verdir les cours de récréation, prévoir des jardins en petite enfance
Parmi les signataires : Léonore Moncond’huy, maire de Poitiers · François-Marie Caron, pédiatre · Étienne Butzbach, Ligue de l’enseignement · Geneviève Lessard, Université du Québec. Ces personnes ont signé un texte sur la classe dehors - elles ne cautionnent pas FAM IA.
L’association
L’enfant dans la nature. Moïna Fauchier-Delavigne porte cette initiative depuis le début - c’est son travail, avec un collectif de contributeurs, et j’y ai contribué. Aider les acteurs locaux à mettre la nature au cœur de la vie des enfants.
- Sensibilisation, formation et co-construction auprès des collectivités
- Innovation de politique publique : faire dialoguer élus et institutions de l’enfance
- Plaidoyer : essais, tribunes, contributions à des commissions publiques
Contribution à la commission « les 1 000 premiers jours de l’enfant ».
Ce travail a fait bouger des cours de récréation, des marchés publics et des textes de commission, des choses qu’un livre seul ne fait pas. Je suis très fier d’avoir coécrit ce livre avec elle.
Le travail continue
Moïna Fauchier-Delavigne s’y consacre à plein temps
Journaliste au Monde, co-autrice du livre, elle porte l’initiative depuis le premier jour et s’y consacre aujourd’hui à plein temps - ateliers en forêt, travail avec les collectivités, plaidoyer. C’est un travail admirable, et il continue. Si vous cherchez quelqu’un sur ce sujet en 2026, c’est vers elle qu’il faut aller, pas vers cette page qui n’est qu’une archive.
Ils en ont parlé










- France Culture
- RFI
- Le Point
- TV5 Monde
- Kaizen
- France Inter, La Terre au carré · 11 septembre 2019
- TV5 Monde, 64 minutes · 3 octobre 2019
- Le Monde, Le Monde des livres · 11 octobre 2019
- Kaizen · 15 octobre 2019
- France Culture, Être et savoir · 27 octobre 2019
- Le Point · 25 août 2020
Et FAM IA, alors
Deux projets distincts, et il importe de ne pas les confondre : Moïna Fauchier-Delavigne n’a aucun lien avec FAM IA - elle mène L’enfant dans la nature, et rien d’autre ici ne la concerne. Ce qui suit n’engage que moi.
Le même problème, sept ans plus tard, avec un autre dehors. En 2019 il fallait sortir les enfants des salles fermées ; aujourd’hui il faut leur apprendre à ne pas se laisser enfermer par des machines qui répondent à leur place. La méthode n’a pas changé : regarder ce qui marche ailleurs, le documenter, et le rendre utilisable un lundi matin.
Le parcours complet · Le manifeste FAM IA
La suite s’écrit chaque dimanche
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